J’ai bien conscience que nous vivons dans un système créé de toutes pièces pour satisfaire les besoins économiques de nos sociétés occidentales, avec toutes les limites que cela comporte en termes humanistes. Tout semble en effet avoir été construit, non pas autour de notre accomplissement en tant qu’être humain, mais en tant que ressource à exploiter pour nourrir au jour le jour les rendements financiers d’entreprises qui, pour beaucoup, ne répondent à aucun de nos besoins fondamentaux.
Cet état de fait engendre énormément de souffrance au travail : manque de sens, pression sur la productivité, dévalorisation d’activités professionnelles pourtant fondamentales pour leur contribution au vivant, sensation de ne pas être à sa place, manque de reconnaissance ou frustrations de ne pouvoir déployer ses véritables talents. C’est un peu comme si offrir à chacun d’oser laisser émerger sa propre puissance créative risquait de mettre en danger ce système qui ne profite en fait qu’à quelques-uns. Et à mon sens, une expression résume bien cet état de fait, c’est la notion d' »accompagnement à l’emploi » empli de cette idée d’une servitude volontaire à laquelle on continue de croire…
Et si on changeait de paradigme ?
Est-ce que notre destinée est de nous adapter sans cesse aux besoins d’entreprises en manque de main d’oeuvre, quitte à passer son existence sans se sentir à sa place, ou bien sera t-on capable de concevoir un jour que chaque individu possède un potentiel qui lui est propre et qu’il serait bien plus enrichissant pour le monde que chacun puisse le révéler ?
Ce qui supposerait qu’on arrête de raisonner en permanence en termes « d’adaptation à l’emploi » et qu’on passe à la création d’un monde adapté à tous… Comment se fait-il qu’on en soit encore à considérer le travailleur comme un individu qui doit obligatoirement répondre aux besoins économiques d’une société pour s’en sentir légitime ? Et si c’était à la société d’être adaptée aux êtres humains ? Et s’il s’agissait d’enrichir le collectif avec les talents de chacun ?
A force de ne considérer la richesse qu’en termes de finances , on se prive de l’énorme potentiel que chacun pourrait mettre au service du monde : imaginez à quel point ce monde-là pourrait enfin déployer sa beauté par sa juste contribution au vivant !
C’est le défi selon moi qui attend les générations futures. Quelque chose me dit que l’actuelle commence tout de même à y contribuer… A nous de les encourager en ce sens !
L’Orientation Intégrative® les y accompagne.

